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"Il s'en mordait les doigts" : voici le western que John Wayne a toujours regretté de ne pas avoir fait

John Wayne a eu l’occasion de tourner dans un western qui a été salué par la critique, mais il a finalement dû décliner, et l’a beaucoup regretté.

Même John Wayne a eu des regrets au cours de sa carrière, mais sans doute pas autant que lorsqu’il a dû abandonner le rôle principal d’un western tout à fait remarquable : Sept hommes à abattre.

Le film, produit par Wayne, est écrit par un certain Burt Kennedy, scénariste débutant, pour que le plus célèbre cowboy du cinéma en incarne le premier rôle. Sauf qu’en cette année 1955, celui qu’on appelle « Duke » (pour une bonne raison) est très occupé.

Qu’avait-il de mieux à faire ?

20th Century-Fox

Wayne doit tourner de juin à août le western La Prisonnière du désert, réalisé par John Ford, avec également Jeffrey Hunter et Natalie Wood. Par ailleurs, sa firme de production, lancée en 1947, doit superviser en plus de Sept hommes à abattre le western Légitime défense et le film noir Man in the Vault (tous deux d’Andrew V. McLagen), ainsi que Good-bye, My Lady de William A. Wellman.

John Wayne soumet le scénario de Sept hommes à abattre au réalisateur Budd Boetticher, dont il a déjà financé La Dame et le toréador quatre ans auparavant, et qui est immédiatement emballé par ce western sec. Mais, faute de temps à y consacrer, Wayne doit abandonner le rôle principal. Il se rendra tout de même sur le plateau du western, pour lequel il est remplacé par Randolph Scott.

« C’est un des meilleurs westerns que j’aie faits », confiera Budd Boetticher à Bertrand Tavernier dans son livre Amis Américains, et John Wayne regrettera longtemps de ne pas avoir pu le tourner puisque, à en croire Burt Kennedy cité par Far Out :

Duke a toujours dit qu’il se mordait les doigts de ne pas avoir fait Sept hommes à abattre.

Randolph Scott remplace John Wayne

Paramount

Randolph Scott remplace John Wayne

Il faut dire que si le film est une histoire de vengeance comme le western en compte des milliers, sa durée ramassée (1h11), ses dialogues rares mais bien sentis et les choix de mise en scène de Boetticher le placent au panthéon du genre. Citons aussi l’opposition parfaite entre la force tranquille et implacable de Randolph Scott et le jeu beaucoup plus actif et nerveux de Lee Marvin dans le rôle de l’antagoniste principal.

Ce dernier tournera d’ailleurs plus tard avec Wayne L’Homme qui tua Liberty Valance, Les Comancheros et La Taverne de l’Irlandais. Le film comporte également Stuart Whitman – que Wayne retrouvera sur Les Comancheros et Le Jour le plus long – et Gail Russell, avec qui il avait travaillé sur sa toute première production indépendante, L’Ange et le mauvais garçon (1947), puis sur Le Réveil de la sorcière rouge (1948).

Si Boetticher ne placera jamais John Wayne devant sa caméra, Burt Kennedy, devenu réalisateur en plus de sa casquette d’auteur, le fera tourner dans La Caravane de feu (1967) puis Les Voleurs de train (1973).

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Source:

www.allocine.fr

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