Au CHU de Bordeaux, la réaction à l’incendie majeur qui touche la Gironde depuis le 22 juillet s’est structurée autour d’une chaîne de commandement et d’un centre opérationnel situé à l’hôpital Pellegrin. L’établissement a mis en place une cellule de crise quotidienne et multiplié les dispositifs logistiques pour adapter la prise en charge sanitaire aux besoins changeants générés par le feu.
Sur le terrain, la direction hospitalière a organisé l’ouverture de lits supplémentaires et lancé des appels aux volontaires pour renforcer les services affectés. La réorganisation s’est faite au jour le jour, avec des arbitrages entre urgences, consultations et hospitalisations programmées afin de préserver la capacité d’accueil. Les équipes évoquent la solidarité entre services comme un élément déterminant pour maintenir le fonctionnement des soins.
Ces mesures ont été pensées pour absorber les besoins liés à l’événement : prise en charge des personnes victimes de brûlures ou d’autres lésions, soins pour les personnes exposées à la fumée et gestion des flux de patients évacués ou déplacés. Le rôle du centre opérationnel à Pellegrin a été de coordonner ces réponses cliniques et logistiques, en lien avec les autres structures de santé de la région et les dispositifs d’urgence.
Au-delà de l’urgence immédiate, cette mobilisation interroge la capacité du système hospitalier à faire face à des événements climatiques d’ampleur. La coordination observée au CHU de Bordeaux illustre l’importance de plans de continuité, de réserves de personnel et de la coopération entre établissements. Pour les patients et les professionnels, l’objectif prioritaire reste d’assurer une prise en charge sécurisée et continue tant que le sinistre et ses conséquences sanitaires se poursuivent.






