Les régions se mobilisent après l’annonce, dans le cadre de la préparation du budget 2027, d’une suppression des financements alloués aux centres de formation des apprentis (CFA) et de la fin des pactes d’investissement de compétences destinés à former des demandeurs d’emploi et des personnes peu qualifiées. Cette décision, portée par le gouvernement dans sa trajectoire budgétaire, suscite une réaction vive au niveau local en raison de son impact potentiel sur la formation professionnelle et l’insertion.
Les CFA constituent un maillon central du dispositif d’apprentissage en France, offrant des parcours alternant enseignement et immersion en entreprise. Les pactes d’investissement de compétences, lancés ces dernières années, visent à financer des formations ciblées pour des publics éloignés de l’emploi. La suppression ou la réduction de ces instruments mettrait en question la capacité des territoires à maintenir une offre de formation adaptée aux besoins des employeurs et des jeunes, en particulier dans les secteurs en tension.
À l’échelle régionale, l’annonce a été reçue comme une menace pour des filières déjà fragilisées et pour les efforts de montée en compétence des publics vulnérables. Les autorités territoriales pointent le risque d’une baisse de la capacité d’accueil des centres, d’une fragilisation des organismes de formation et, à terme, d’un recul des opportunités d’accès à l’emploi pour les apprentis et les demandeurs d’emploi peu qualifiés. Les acteurs économiques locaux, établissements de formation et collectivités craignent par ailleurs une moindre attractivité pour les entreprises qui recrutent par l’apprentissage.
Dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques, la décision s’inscrit dans un arbitrage budgétaire dont les conséquences sectorielles demeurent au centre des débats. L’avenir de l’apprentissage et des dispositifs ciblant les publics peu qualifiés dépendra des discussions à venir autour du budget 2027 et des éventuelles garanties que le gouvernement apportera pour préserver les capacités de formation territoriales. Les prochaines semaines seront déterminantes pour définir les modalités d’un compromis entre contrainte financière et maintien d’un service public de formation opérationnel sur l’ensemble du territoire.






