En virtuel ou dans le monde réel, ils ne se quittent plus. Réunis pour la première fois dans l’urgence après le limogeage, le 14 avril, de leur éditeur Olivier Nora par l’actionnaire Hachette Livre, une soixantaine d’auteurs de la maison d’édition Grasset avaient fait fi de leurs différences – voire de leurs divergences – pour accoucher d’une lettre commune, publiée dans la presse. « Son licenciement est une atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale et à la liberté de création. (…) Nous ne signerons pas notre prochain livre chez Grasset », avaient-ils annoncé.
Depuis, le collectif qui réunit aujourd’hui plus de 200 personnes dans une boucle WhatsApp, cherche « des armes » pour sa défense, expliquait Virginie Despentes sur le plateau de l’émission « Quotidien » (TMC), le 20 avril. Devant l’afflux de membres et face à la dimension médiatique de ce qui est devenu « l’affaire Nora », une community manageuse a été nommée et des sous-groupes constitués, chacun prenant en charge un aspect du dossier : relations avec les libraires, liens avec la presse pour la communication, recherche de juristes pour parler contrats… Sur ce dernier point, il s’agit, pour les ex-Grasset, de tenter de s’extraire du lien devenu toxique, selon eux, qui les unit à leur maison historique, et d’essayer de sauver des eaux leurs œuvres, dont les droits (d’adaptation, de traduction et d’exploitation) sont détenus par l’éditeur.
Il vous reste 74.79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source:
www.lemonde.fr




