Pendant le week-end, attaques de drones ciblées une base de l’ONU tuant six soldats de la paix de la mission UNIFSA, tandis que six autres personnes ont été tuées dans une attaque contre un hôpital dans l’État du Kordofan du Sud, selon les premières informations du bureau des droits de l’homme de l’ONU (HCDH).
Entre-temps, OCHA a déclaré que des bombardements d’artillerie avaient été signalés lundi, posant de nouvelles menaces aux civils.
“J’exhorte toutes les parties au conflit et les États influents à garantir un cessez-le-feu immédiat et à prévenir les atrocités.,” dit Chef des droits de l’homme de l’ONU Volker Türk dans une déclaration.
M. Türk a également averti que les installations médicales sont protégées par le droit international humanitaire.
Nouveau déplacement
L’Organisation internationale des Nations Unies pour les migrations (OIM) estime que plus de 1 700 personnes ont été déplacées entre jeudi et samedi depuis plusieurs villes du Kordofan méridional.
Pendant ce temps, dans l’État du Darfour Nord, les déplacements continuent d’augmenter depuis la région assiégée d’El Fasher vers Tawila, où l’ONU fournit une aide d’urgence.
Plus de 25 000 personnes à Twila ont été enregistrées depuis fin octobre, après avoir fui par des itinéraires peu sûrs où elles sont confrontées à un danger extrême.
Malgré de graves contraintes d’accès et de logistique, le Programme alimentaire mondial (PAM) est venu en aide à environ un demi-million de personnes à Tawila en novembre et a régulièrement atteint quelque 2 millions de personnes chaque mois dans la région du Darfour.
Attaques contre les soldats de la paix
Faisant le point lors de la réunion d’information de mardi midi à New York, le porte-parole adjoint de l’ONU, Farhan Haq, a déclaré que les soldats de la paix blessés qui ont subi une intervention chirurgicale vitale à Kadugli, au Soudan, ont été évacués mardi matin vers le quartier général de la mission de l’ONU dans la région contestée d’Abyei.
D’autres membres du personnel blessés ont été également évacué là-baset quatre d’entre eux ont depuis été envoyés à Nairobi, au Kenya, pour des soins médicaux complémentaires.
Les restes des six soldats tombés au combat ont été transportés à Entebbe, en Ouganda, et des dispositions sont en cours pour leur rapatriement au Bangladesh.
M. Haq a souligné que « les attaques visant les soldats de maintien de la paix des Nations Unies peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international et appeler des responsabilités ».




