Bien que les facteurs individuels à l’origine des maladies cardiovasculaires, comme la génétique et la vieillesse, soient plus difficiles à modifier, d’autres, comme les facteurs environnementaux et comportementaux, peuvent être combattus par des politiques ciblées. L’histoire de l’UE en matière de réduction de la pollution atmosphérique montre que de telles politiques fonctionnent : l’Union est déjà sur la bonne voie pour atteindre l’objectif du plan d’action zéro pollution consistant à réduire les décès prématurés imputables à la pollution atmosphérique de plus de 55 %, jusqu’en 2030, par rapport à 2005.
La Commission européenne plan européen pour la santé cardiovasculaire – actuellement en développement – offre la possibilité de mieux intégrer les facteurs environnementaux de la santé dans les politiques.
Facteurs environnementaux clés
Les principaux facteurs environnementaux qui contribuent aux décès par maladies cardiovasculaires sont la pollution de l’air, les températures et les événements météorologiques extrêmes, le bruit des transports, l’exposition chimique à des substances toxiques (y compris les métaux lourds et les perturbateurs endocriniens). En Europe, les facteurs environnementaux diffèrent selon les régions.
Réduire les risques environnementaux
Efficace mise en œuvre de politiques déjà existantes est la première étape cruciale. Par exemple, la directive sur la qualité de l’air ambiant contribuera à réduire la pollution à des niveaux conformes aux recommandations de l’OMS, réduisant ainsi directement les risques cardiovasculaires.
Les facteurs de risque cardiovasculaires environnementaux peuvent être davantage réduits grâce à des politiques et des interventions telles que :
- Réduire le bruit des transports
- Faire respecter la réglementation sur les produits chimiquesaccélérant l’élimination progressive des substances cardiotoxiques et promouvant des alternatives plus sûres à celles-ci.
- Préparer les systèmes de santé pour les impacts climatiques sur la santé cardiovasculaire grâce à des systèmes d’alerte précoce, des campagnes de santé publique et un soutien ciblé aux groupes vulnérables (par exemple dans le cadre de plans d’action chaleur-santé).
- Faciliter l’engagement du personnel de santé en augmentant la disponibilité de contenus environnementaux dans les programmes de médecine et de soins infirmiers.
- Promouvoir l’approche One Health: Protéger ensemble la santé humaine, animale et écosystémique entraîne des bénéfices plus larges pour tous.
- Sensibilisation et éducation du public sur les risques cardiovasculaires liés aux facteurs de stress environnementaux et promouvoir les changements de mode de vie.
- Présentation d’une solution basée sur la natures: le verdissement urbain, les parcs, les corridors verts et les espaces bleus réduisent le risque cardiovasculaire en améliorant la qualité de l’air, en réduisant la pollution sonore et en encourageant l’activité physique.
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Publié à l’origine dans The European Times.




