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Le Médiateur européen critique la Commission pour avoir ignoré un rapport sur les risques liés aux médias sociaux

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Le Médiateur européen a conclu que la Commission européenne avait commis une mauvaise administration en refusant d’analyser un rapport d’évaluation des risques de 2023 sur les impacts des médias sociaux. Cette découverte soulève de nouvelles préoccupations concernant la transparence, l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes et la manière dont les institutions européennes évaluent les risques sociétaux posés par les grandes plateformes numériques.

Conclusions du Médiateur

La Médiatrice européenne a publié ses conclusions à la suite d’une plainte concernant la gestion par la Commission d’un rapport d’évaluation des risques des médias sociaux de 2023 préparé par un organisme consultatif. Selon la décision, la Commission « a appliqué de manière déraisonnable une présomption générale de non-divulgation » et n’a pas analysé le contenu du rapport – un échec que le Médiateur qualifie de mauvaise administration.

Le communiqué officiel est disponible sur le site Internet du Médiateur : La Commission devrait analyser le rapport d’évaluation des risques liés aux médias sociaux….

Pourquoi c’est important

L’affaire se concentre sur une question plus large : comment l’UE évalue et communique les risques liés aux grandes plateformes de médias sociaux. Alors que les plateformes façonnent de plus en plus le débat public, les élections et les flux d’informations, les mécanismes d’évaluation des risques sont devenus cruciaux pour la responsabilité démocratique.

Le Médiateur a souligné que les évaluations des risques n’ont de sens que lorsqu’elles sont examiné et intégré dans l’élaboration des politiques. Le refus de la Commission d’analyser le rapport 2023 a privé les citoyens, les chercheurs et les organisations de la société civile d’un aperçu de son évaluation interne des risques liés aux plateformes numériques.

Les débats sur la gouvernance numérique se sont intensifiés ces dernières années, notamment sous Loi sur les services numériquescomme l’a déjà rapporté L’époque européenne. Dans ce contexte, la décision du Médiateur renforce la pression en faveur de normes de transparence plus strictes au sein des institutions européennes.

Préoccupations en matière de transparence et de responsabilité

  • Manque de transparence : En refusant d’analyser et en refusant de publier, la Commission a limité l’accès du public aux évaluations d’experts sur les risques liés aux médias sociaux.
  • Impact politique : Sans une analyse appropriée, le travail de conseil ne peut pas contribuer de manière significative à une réglementation fondée sur des données probantes, en particulier dans les domaines affectant la résilience démocratique.
  • Culture institutionnelle : Les résultats suggèrent que la Commission devra peut-être revoir la manière dont elle traite les rapports internes et communique les travaux des organes consultatifs.

Prochaines étapes pour la Commission

Le Médiateur a demandé à la Commission de définir des mesures correctives. Même si ses décisions ne sont pas juridiquement contraignantes, elles ont un poids institutionnel important. Historiquement, les institutions européennes ont réagi à de telles conclusions en ajustant leurs procédures, en apportant des clarifications ou en améliorant les directives de publication.

Les organisations de la société civile qui se concentrent sur la transparence et les droits numériques ont salué cette décision, la qualifiant de rappelant que « la surveillance des risques liés aux plateformes nécessite des processus administratifs visibles et responsables ». Certains observateurs préviennent toutefois que les réformes pourraient rester internes à moins que la Commission ne choisisse une approche plus ouverte.

Regarder vers l’avenir

La question centrale est désormais de savoir si la Commission révisera ses pratiques d’évaluation et de publication de rapports sur les risques, en particulier ceux ayant des implications pour le débat public, la sécurité en ligne et l’intégrité démocratique. Les parties prenantes surveilleront les mises à jour des procédures, les lignes directrices révisées et les engagements plus clairs en matière de transparence.

Pour le système européen au sens large, cette affaire renforce l’importance des organes de contrôle tels que le Médiateur pour façonner une administration plus ouverte, plus responsable et plus réceptive aux citoyens.

Publié à l’origine dans The European Times.

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